Les fondateurs de Padel Sport Events m’ont raconté comment la société est née… et ce n’est pas très commun… 🚀

Tout commence en 2014, à Poitiers, où Jérôme, l’un des fondateurs, dirige un centre multi-sports. Le Sporting propose du foot five, du squash, du badminton et… du padel.
À l’époque, installer deux terrains de padel, impulsés par François-Joseph Bouyer et Stéphane Ziani, était un vrai challenge. En 2014, Poitiers était la seule ville du Poitou-Charentes à en proposer !

Jérôme le confirme : les débuts sont difficiles. La première année ? Moins de 20k€ de CA par terrain. Les curieux commencent tout de même à s’interroger : « C’est quoi ce nouveau sport ? » Résultat, Jérôme reçoit régulièrement des appels : clubs de tennis, collectivités, agences événementielles… tout le monde veut en savoir plus sur le padel et ses possibilités.

LE coup de fil, le plus concret, intervient début 2016. Grand Angoulême contacte Jérôme pour réfléchir à une animation originale pour le Forum Sport Santé Environnement, un événement annuel à l’espace Carat. Ils veulent du padel. Une consultation est lancée par la collectivité et le timing est serré : un pitch à présenter devant les élus… dans une semaine !

C’est là que Baptiste entre en scène (le second fondateur). Issu du digital, il est surtout client du Sporting (il réalise la moitié du CA padel du centre).
Ensemble, ils improvisent un nom : « Padel Events ? » Trop restrictif si jamais ils réalisent des events ailleurs que dansle padel. « Padel Sport Events ? » Parfait.

Un pitch, zéro terrain
Face aux élus, Jérôme et Baptiste débarquent avec… un nom, un PowerPoint, mais ni terrain ni société.
Si aujourd’hui PSE n’a pas beaucoup de concurrents sur la mobilité padel, on vous laisse imaginer à l’époque.
Ils décrochent leur premier contrat : 20k€ pour l’événement. Leur challenge ? Trouver un terrain de padel mobile, une idée encore rarissime en France.

Après des recherches, ils tombent sur Kaktus Padel, un fournisseur de terrain qui avait déjà réalisé une opération de terrain éphémère lors d’une foire exposition à Lyon.
Reste à convaincre son directeur, Melchior Dejouany, de se joindre au projet.
Leur stratégie ? Utiliser les mêmes arguments que leurs propres prospects leur serviront plus tard : « C’est de la visibilité pour Kaktus, ça va ouvrir plein de portes ! Tous les porteurs de projet padel vont te contacter. »
Nous sommes bien placés pour vous dire que c’est « bullshit » mais Melchior joue le jeu.
Melchior prend en charge la location du terrain et son transport, reste à la charge de PSE le montage et démontage : 10ke HT.

Un premier succès sur le terrain
L’événement est une vraie réussite. Les initiations s’enchaînent, le terrain attire les foules.
Pour la petite anecdote, un match exhibition avait été vendu durant l’event. PSE avait embarqué des joueurs du Sporting (coucou Jean-Alain, Maxime Peignault et Arnaud Saurois). A l’époque dans le Poitou-Charentes quand tu arrivais à réaliser un « retour de vitres » tu étais forcément un joueur de haut-niveau.

Côté finances, le bilan est positif :

  • Contrat signé pour 20k€ HT,
  • 10k€ pour le terrain,
  • 3k€ d’achat de matériel,
  • Frais de transport et catering maîtrisés.

Résultat : il reste 8k€ de quoi fixer un capital social fixé à 5 000€ et avoir un peu de tréso, l’aventure Padel Sport Events peut officiellement commencer.

Romain, chef de projet Padel Sport Events